Le LPO se raconte

Le LPO de Redoute cœur de chauffe de l’activité pédagogique

La voie de la confirmation

L’école libre secondaire de l’AMEP, située à Sainte-Thérèse, rue Beauséjour, a bénéficié, de 1970 à 1974, d’une période euphorique où l’élément culturel dominait. Mais après cette période, la réalité a rattrapé l’AMEP. Il a fallu repenser l’école et se calquer sur le modèle de l’Education Nationale.

C’est ainsi que l’AMEP va s’installer, en octobre 1974, dans des locaux au 183 Route de Redoute à Fort de France : une vieille école primaire désaffectée, mise à disposition par la Municipalité Progressiste du Député Maire Aimé CESAIRE.

Les locaux : cinq bâtiments en bois sur 1 000 m2

Dans le premier bâtiment sont concentrés des services qui constituent la base de l’organisation administrative de l’association : réfectoire, salle de surveillance, bureau du Directeur, secrétariat, salle des professeurs, laboratoire de langues, bibliothèque servant aussi de salle de travail pour les élèves et professeurs et de salle de réunion.

Les autres bâtiments se partagent les salles de classe, soit 13 salles dont un laboratoire de sciences et une salle de travaux pratiques d’électronique.

Le matériel

Bancs, tables, chaises sont encore des dons de la Municipalité. Ils sont vétustes, ont essuyé deux cyclones et sont inadaptés et insuffisants, malgré les efforts d’investissement de l’association.

L’Organisation

Sur le plan administratif : l’organisation est hiérarchique quoique démocratique. L’AMEP est administrée par un Conseil d’Administration de 9 membres élus, représentant les parents d’élèves, les enseignants, les élèves et le personnel administratif. Le Directeur nommé par le Conseil d’Administration, par délégation du Président, est chargé de l’administration générale de l’Association.


Le Trésorier
: il est chargé de la gestion et de la conservation du patrimoine de l’association. Il exécute le budget, tient la comptabilité et signe conjointement avec le directeur.Le Directeur : il est le promoteur et l’exécuteur des directives du Conseil d’Administration, des aspirations des enseignants et des élèves. Il coordonne les différentes activités administratives, comptables, pédagogiques et culturelles de l’Association.

Le Secrétariat : il est composé de deux secrétaires. L’une est payée par la Mairie de Fort de France et l’autre, secrétaire comptable, est payée par l’association.

Sur le plan pédagogique : l’AMEP propose des formations du cycle court (une classe de 4ème et deux classes de 3ème). Des formations du cycle long (deux classes de seconde, une première et une terminale A, une première et une terminale D,) pour environ 200 élèves.
Les enseignants étaient, pour la plupart, des bénévoles car seuls quatre enseignants étaient rémunérés.

L’établissement reposait sur l’existence de grands ensembles comprenant des classes de plus de cinquante élèves. L’ambiance des classes surchargées et exiguës, est souvent houleuse (porte-voix utilisé par les professeurs). Les élèves, eux, ne sont pas toujours conscients des efforts qu’ils doivent fournir ; de plus, les divergences idéologiques au sein du corps enseignant affectent, souvent l’organisation de l’établissement.

L’Etablissement prend de l'ampleur

Au fil du temps, l’établissement prend de plus en plus d’importance par le nombre d’élèves et, consécutivement, le nombre d’enseignants.

La cotisation des parents était de 50 francs par mois (7.68€) et permettait, de payer à la fois, le personnel administratif et d’assurer les investissements. Parallèlement, la Mairie accroît sont aide financière et prend en charge les salaires des professeurs.

En 1979, la Ville de Fort de France va donner à l’AMEP son entière autonomie interne.

Jusqu’en 1983, l’AMEP suit son train et se développe en fonction de l’évolution de la Martinique. Elle s’oriente vers des filières pédagogiques industrielles et tertiaires mais également vers la formation professionnelle. Les premiers résultats probants ont permis de négocier, pour la rentrée scolaire 1983-1984, un contrat avec l’Education Nationale, dans le cadre de la Loi Debré de 1959. Ce contrat va permettre à l’AMEP de prendre une nouvelle orientation. En effet, elle sera gérée de façon différente et un plan d’investissement sur dix ans va permettre de reconstruire totalement l’établissement.

Ouverture des classes de BTS

Par la suite, l’AMEP va proposer des filières pédagogiques en adéquation avec les réalités économiques. La croissance de l’AMEP et son succès auprès des élèves et lycéens (541 effectifs) lui permettent de franchir un nouveau pallié en 1986 (création d’un cycle du supérieur avec la mise en place de classes de BTS). Créés, à titre privé, les BTS ont été d’abord financés par le Conseil Régional et ensuite par l’Etat.

Aujourd’hui, le Lycée Polyvalent de Redoute, propose des formations allant des classes de seconde, de Section d’Enseignement professionnel et de lycée, jusqu’à l’enseignement supérieur Post Bac (DCG) et accueille plus de 1 003 lycéens et étudiants. Sans compter les 104 lycéens de la SEP des Métiers de la Bouche établis sur le site de Raynal-Sarcus.

Mais le Lycée Polyvalent c’est aussi des équipements neufs, plus cinquante salles de classe.